Mardi 28 août 2007 2 28 /08 /Août /2007 21:36

Bonjour à toutes et à tous,

Je vous informe que ce blog est désormais définitivement fermé, faute pour moi de disposer de temps pour continuer à le faire vivre.

Toutefois, si vous êtes passionné d'automobiles, grandes ou petites, je vous invite à venir découvrir mon forum à l'adresse suivante :

http://mini-autos.aceboard.fr/index.php?login=244417

Au plaisir de vous retrouver là bas.

Un immense merci à tous ceux qui m'ont fait l'honneur de venir visiter ces quelques pages :-)

Par Enzo - Publié dans : enzo575gto
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Dimanche 28 mai 2006 7 28 /05 /Mai /2006 16:08

MES  MAQUETTES  EN  CARTON

Quel collectionneur ne s'est pas senti frustré parce qu'aucun fabricant ne proposait la miniature qui l'intéressait ? Je pense que tous, un jour où l'autre, avons éprouvé ce sentiment. Et la réaction est toujours la même : on essaie de fabriquer nous-même le modèle qui nous manque.

 

 

Avec le temps et l'expérience, on en arrive aux surmoulages, au sintofer et aux astuces en tout genre, trouvées par nous-mêmes ou échangées lors de discussions avec d'autres passionnés. Mais lorsqu'on est enfant, toutes ces techniques et ces matériaux sont difficilement accessibles.

 

 

Pour ma part, je m'intéressais, et je m'intéresse d'ailleurs toujours, à l'univers de la fête foraine. Mais mis à part quelques reproductions artisanales, inaccessibles au budget de l'enfant que j'étais, personne ne propose des réductions des camions, des caravanes ou des baraques en tout genre qui peuplent nos fêtes. Je me suis donc décidé à les reproduire moi-même.

 

 

Le matériel utilisé est simple : une feuille de carton genre Canson (un peu plus épais, mais surtout vraiment lisse), un crayon à papier, des feutres, des ciseaux, de la colle et beaucoup de patience. Pour commencer, je me rendais à vélo sur les lieux des fêtes foraines en cours de montage. A cette époque, pas d'APN. Je faisais donc appel uniquement à ma mémoire visuelle. J'observais attentivement les véhicules que je voulais reproduire, je prenais quelques notes, et je me mettais au travail une fois rentré chez moi. Mes premiers modèles furent assez simples, et assez approximatifs, à l'image de ces deux Citroën C25 ou de ces caravanes de marque Tabbert et Fendt.

 

 

Puis j'ai cherché à reproduire des modèles de plus en plus fidèles, comme ce Mercedes 308 et sa caravane, ou ses deux Iveco Daily …

 

 

 

… et aussi de plus en plus complexes. J'ai donc commencé à fabriquer des caravanes dites "à tiroir", en raison de la façon dont elles se déplient une fois installées…

 

 

 

 

 

 

… et de véritables stands forains, montables et démontables comme les vrais. Dans les derniers temps, j'avais même entrepris d'adapter mes carrosseries sur de vraies miniatures, à l'instar de ce Mercedes Solido qui, débarrassé de son échelle de pompier, s'est vu greffer une toute nouvelle carrosserie.

 

 

 

 

 

Après m'être attelé aux véhicules, je suis passé aux manèges. Toujours selon le même principe, j'ai modélisé plusieurs attractions foraines, en prenant soin de rester le plus fidèle possible aux vrais, selon mes possibilités techniques. Je vous propose ci-dessous ma maquette du manège Top Spin, bien connu des parisiens qui peuvent l'admirer chaque année à la foire du trône. Ce manège est, selon moi, un des plus beaux circulant en France, son propriétaire, M. Emmanuel Fleur, ayant à cœur de soigner l'entretien et la décoration de son métier (nom donné par les forains à leurs manèges).

 

 

 

 

 

Au final, j'ai construit de telles maquettes pendant environ cinq ans, de 10 à 15 ans. J'en possédais environ deux cent, toutes différentes, et touts modèles confondus (caravanes, camions, remorques, manèges, baraques…). J'avais même reconstitué l'ensemble du parc des véhicules du cirque Pinder. Aujourd'hui, il ne me reste qu'une trentaine environ de ces maquettes, et même si elles dorment désormais sagement dans un placard, je ne peux me résigner à les détruire, tant à cause des heures passer à les créer, que parce qu'ils représentent une authentique passion.

 

 

A suivre…

 

 

Par Enzo - Publié dans : enzo575gto
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Dimanche 15 janvier 2006 7 15 /01 /Jan /2006 11:49

PEUGEOT ET LE SPORT AUTOMOBILE : 45 ANS DE PASSION (2ème PARTIE)

Les années 1990 : Peugeot se diversifie :

Après trente années passées en rallye, Peugeot se lance de nouveaux défis et part explorer des lieux jusqu'ici inconnus pour la marque. Ainsi, sitôt le Dakar terminé, l'équipe de Jean Todt se tourne vers le sport prototype et le développement d'une toute nouvelle voiture : la 905. Certes, Peugeot est bien présent dans cette discipline, et notamment aux 24 heures du Mans, depuis 1977, puisque les voitures WM (qui deviendront WR, pour Welker Racing, à partir de 1994) sont équipées d'un V6 Peugeot. Mais la marque sochalienne ne s'est pas impliquée plus que ça dans ce type de course jusqu'alors. Tout va changer avec la 905. Pour le développement de cette voiture, Peugeot fait appel, notamment, à un ancien pilote devenu ingénieur, André de Cortanze, et à la société Dassault, qui va réaliser la chassis de la voiture en fibre de carbone. La 905 pèse 750 kg pour une puissance de 670 cv !! Elle est équipée d'un moteur V10 de 3.5 l de cylindrée, conformément au règlement en vigueur.

 

 

 

 

 La Peugeot 905, ici dans sa version présentation à la presse

 

 

 

Pour l'anecdote, on retiendra qu'un problème juridique se pose lors du baptême de la voiture. En effet, si Peugeot a déposé comme une marque lui appartenant tous les noms de voitures comportant trois chiffres avec un 0 au milieu, Porsche, de son côté, a fait de même avec tous les numéros de la série des 900. Le nom de 905 appartient donc, d'un point de vue juridique, aussi bien à Peugeot qu'à Porsche. Finalement, ce mini-conflit trouve rapidement une issue, Porsche consentant à ce que la marque française utilise le numéro 905 pour sa voiture.

 

L'année 1990 est symbolique pour la 905 et constitue plus une mise en jambe dans un univers tout nouveau pour la marque. La voiture n'est en effet engagée que dans une seule course : la dernière de la saison qui se déroule au Mexique. L'unique voiture présente est confiée à Kéké Rosberg et Jean-Pierre Jabouille.

 

Mis en 1991, Peugeot donne le ton. Dès la première course de la saison, qui a lieu sur le circuit de Suzuka au Japon, la 905 s'impose, menée à la victoire par Baldi et Alliot. Le succès est de nouveau au rendez-vous à Magny-Cours et au Mexique. La marque sochalienne réalise même un doublé sur ces deux courses, Rosberg et Dalmas terminant derrière Baldi et Alliot sur le circuit français, et l'ordre s'inversant au Mexique. En revanche, la participation aux 24 heures du Mans, course référence en la matière, s'avère décevante puisqu'aucune des deux voitures engagées n'atteindra l'arrivée.

 

En 1992, Dereck Warwick remplace Rosberg chez Peugeot. Il signe une deuxième place sur le circuit de Monza, avec son équipier Yannick Dalmas, et l'emporte en Grande-Bretagne sur le circuit de Silverstone et à Suzuka au Japon (où la seconde Peugeot finit troisième). De leur côté, Baldi et Alliot s'imposent à nouveau à Magny-Cours. Les 905 signent également à doublé à Donington Park, l'équipage Baldi-Alliot devançant Warwick et Dalmas.

 

Fort de ces succès, c'est bien évidemment au Mans qu'on attend les lions. Pour cette épreuve d'endurance, Baldi et Alliot reçoivent le renfort de Martin Blundell, tandis que Warwick et Dalmas accueillent Jean-Pierre Jabouille. Et les espoirs de tous sont récompensés : Baldi, Alliot et Blundell s'offrent la victoire, après avoir parcouru 4 789 kms à plus de 200 km/h de moyenne, tandis que la seconde 905 arrache la troisième place de la course. A la fin de la saison 1992, fort de toutes ces victoires, Peugeot réalise le doublé en remportant le championnat du monde des constructeurs et celui des pilotes.

 

 

La 905 victorieuse aux 24 Heures du Mans 1992

L'apogée atteinte en 1992 par les résultats de Peugeot en sport prototype va se poursuivre en 1993, du moins pour ce qui concerne les 24 heures du Mans. En effet, ce sont trois 905 qui sont engagées, et elles terminent aux trois premières places de l'épreuve !

 

1ers : Bouchut – Hélary – Brabham, 2èmes : Dalmas – Fabi – Boutsen, 3èmes : Baldi – Alliot – Jabouille

 

 

Par la suite, en revanche, Peugeot ne retrouve pas le même succès dans cette discipline. Entre 1994 et 2000, aucune Peugeot WR n'atteindra l'arrivée de la course mancelle. Peugeot décide finalement d'abandonner cette discipline, se contentant seulement d'apporter un soutien technique à l'équipe nouvellement créée par Henri Pescarolo, recordman des participations aux 24 heures (33) et victorieux à quatre reprise (1972, 1973, 1974 et 1984), à qui les lions fournissent des moteurs V6 biturbo pour équiper les chassis des Courage C51 engagées en 2000 (Bourdais, Grouillard et Clérico finiront 4ème dans la Sarthe), puis des nouvelles Courage C 60 à partir de 2001. Ces voitures sont rachetées par Pescarolo à Yves Courage, lequel ne sait plus quoi en faire suite au retrait de son motoriste (Nissan). La meilleure performance de la C 60 en 2001 ne sera qu'une modeste 13ème place. 

 

 

En 2002, Henri Pescarolo fait appel à André de Cortanze, ancien pilote devenu ingénieur, qui a notamment participé au développement de la 905. La C 60 se voit doté d'un chassis entièrement nouveau, mais elle ne parviendra pas, malgré tout, à s'imposer au Mans. Elle finira 10ème de l'épreuve en 2002 (Bourdais – Boullion - Lagorce) et 8ème en 2003 (Sarazzin - Lagorce – Boullion).

 

La Courage C 60 à moteur Peugeot signera malgré tout quelques victoires : à Magny-Cours et à Estoril en 2001, à Barcelone et à Spa en 2002, et à Estoril et Nogaro en 2003.

 

 

La Courage C60 de l'équipe d'Henri Pescarolo, équipée de son moteur Peugeot

Les résultats plutôt timides de Peugeot en sport prototype à compter de 1994 s'expliquent, vraisemblablement, par le fait que la priorité de la marque change. Après s'être essayé aux rallyes et à l'endurance, les lions prennent d'assaut la discipline reine du sport automobile : la Formule 1 !

 

 Pour la saison 1994, Peugeot devient le motoriste d'une marque prestigieuse qui a compté dans ses rangs des noms aussi célèbres que Lauda, Prost ou Senna, pour ne citer qu'eux : Mac Laren. Et cette première saison est pleine de promesses. Certes, les voitures rouge et blanche ne gagne aucun grand prix, mais Hakkinen termine deuxième du grand prix de Belgique, tandis que Brundle finit troisième en Australie et deuxième à Monaco. Au total, l'équipe Mac Laren – Peugeot engrange 42 points, ce qui la hisse au 4ème rang du championnat du monde des constructeurs. Malheureusement des désaccords voient le jour entre l'équipe Peugeot et Ron Dennis, la patron de Mac Laren, et il est mis fin prématurément au partenariat tout juste entamé.

 

En 1995, la marque sochalienne devient alors le motoriste de l'écurie Jordan à qui elle fournit un V 10. Mais la formule 1 est un sport qui coûte cher, très cher. Et Jordan ne dispose pas des mêmes moyens que Mac Laren. Aussi, au cours des trois saisons que dureront le partenariat, les monoplaces équipées du V 10 français ne remporteront aucune victoire. En 1995, Peugeot termine 6ème du championnat des constructeurs avec 21 points (11 pour Rubens Barichello qui signe une deuxième place sur le circuit Gilles Villeneuve au Canada, et 10 pour Eddy Irvine, 3ème à l'issue de ce même grand prix).

 

En 1996, Brundle, qui remplace Irvine, retrouve le moteur Peugeot. Il terminera 4ème en Italie, tandis que Barichello finira 4ème en Angleterre et en Argentine. L'écurie Jordan – Peugeot accroche la 5ème place du championnat du monde des constructeurs avec 22 points.

 

En 1997, l'équipe finit également 5ème, malgré un nombre de points accrus (33). Les deux pilotes ont été remplacés par Ralf Schumacher (qui termine 3ème du grand prix d'Argentine) et Fisichella (3ème au Canada et 2ème à Spa - Francorchamps).

 

Après quatre saisons passées au plus haut niveau, force est donc de constater que même si les résultats sont relativement honorables, Peugeot ne parvient pas à trouver la voie du succès comme en rallye ou en endurance. Malgré tout, la marque se lance dans un nouveau défi et signe un partenariat avec Alain Prost.

 

L'ancien quadruple champion du monde des pilotes vient de racheter l'écurie de Guy Ligier, et il rêve de mettre sur pieds une équipe de Formule 1 100% française : chassis, moteur et pilotes. Le partenariat avec Peugeot, qui lui fournit un V 10, est un premier pas vers ce but. Côté pilote, on trouve Olivier Panis en chef de file, épaulé par Jarno Trulli. Mais la saison 1998 tourne au cauchemar. Panis ne parvient pas à marquer le moindre point et c'est Trulli, 6ème en Belgique, qui vient sauver l'honneur. Avec un seul petit point, l'équipe termine 9ème du championnat du monde des constructeurs.

 

 Prost tape alors du point sur la table, accusant Peugeot de ne pas mettre tous les moyens en œuvre pour assurer un avenir plus glorieux à l'écurie. La marque réagit en augmentant son budget de 30% et en mettant au point un tout nouveau moteur V 10. Les choses s'améliorent quelque peu, puisque l'écurie Prost – Peugeot termine 7ème du championnat constructeur à l'issue de la saison 1999 avec 9 points, Panis finissant 6ème à Interlagos et à Hockenheim, tandis que Trulli finit 6ème en Espagne et arrache la 2ème place du grand prix d'Europe.

 

Ce résultat restera le meilleur de Peugeot en Formule 1. En effet, même si Peugeot repart pour une nouvelle saison aux côtés d'Alain Prost, la marque sait déjà que l'expérience F1 n'ira pas plus loin. Les lions travaillent depuis déjà plusieurs années, en parallèle au sport prototype et à la formule 1, à leur retour en rallye, retour qui se précise depuis l'année dernière avec l'arrivée de la 206 WRC.

 

La marque sochalienne ne relance donc pas de nouveaux investissements en formule 1, et la saison 2000 vire au cauchemar ! Jean Alesi et Nick Heidfeld, qui ont remplacé Panis et Trulli, ne parviendront pas à marquer le moindre point. Pire : Peugeot décroche un record en F1 : celui du plus grand nombre de moteurs cassés au cours de la même saison, puisqu'on dépasse le chiffre de 50 moteurs ! C'est donc par la petite porte que la marque quitte le monde de la Formule 1, sans jamais être parvenue à y trouver le succès qui lui a pourtant tant sourit ailleurs.

 

 Les années 2000 : le retour au rallye :

 

En 1999, la 206 WRC commence sa carrière dans le championnat du monde des rallyes. Mais en réalité, Peugeot travaille depuis 1995 à son retour dans cette discipline, notamment au travers des programmes 306 Maxi et 306 Kit Car.

 

 

 

Deux 306 maxi. La Blanche est une phase 1, la grise une phase 2

Dès 1996, on voit courir des 306 Maxi dans le championnat de France de rallye, comme celles de Gilles Panizzi , qui remporte ce championnat en 1996 et 1997, ou  de François Delecour. A travers ce programme quelque peu minimaliste, puisqu'il n'est pas question de participation au championnat du monde (mais Peugeot investit alors beaucoup d'argent dans la Formule 1 et dans sa collaboration avec Henri Pescarolo), la marque au lion cherche avant tout à recréer une équipe capable d'aller jouer les premiers rôles en WRC, en trouvant les bons directeurs (Jean Todt est passé chez Ferrari), les ingénieurs, les mécaniciens, les pilotes… Et la 306 est prometteuse, car, malgré ses deux roues motrices, elle parvient à aller chatouiller les voitures WRC dans plusieurs épreuves. Un projet de 306 WRC est donc proposé à la direction de PSA. Celle-ci donne son accord, sous réserve de l'adapter à la plate-forme de la 206, pour des raisons commerciales.

 

La Peugeot 306 Maxi de Gilles Panizzi

 

La 306 Maxi phase 2, engagée par un pilote portugais privé : Perez

Le projet est donc finalisé en 1998, la nouvelle 206 WRC, dessinée par Michel Nantan, étant présentée le 11 juin à Mulhouse. On retrouve Jean-Pierre Nicolas à la tête de l'équipe Peugeot et Marcus Gronholm dans le rôle du pilote n°1. La voiture est dotée d'un moteur 2 litre turbo 16 soupapes, d'une boite séquentielle et de quatre roues motrices. Si la 206 est la plus petite, en taille, des voitures participant au championnat WRC, ce qui sera d'ailleurs un atout pour les épreuves de montagne, son moteur affiche malgré tout une puissance de300 cv…

 

La voiture fait ses grands débuts au Tour de Corse 1999. Peugeot ne participe pas à toutes les courses de la saison. Il s'agit plus d'une mise en jambe pour toute l'équipe, les choses sérieuses étant prévues pour l'année suivante. Peugeot termine, malgré tout, à la 6ème place du championnat du monde des constructeurs avec onze points marqués.

 

 

La Peugeot 206 WRC de Gilles Panizzi en 2000

 

En 2000, Peugeot passe aux choses sérieuses. La marque français engage trois voitures dans le championnat du monde des rallyes, confiées à Gilles Panizzi, François Delecour et Marcus Gronholm. Ce dernier va s'octroyer quatre victoires durant la saison, en Suède, en Nouvelle-Zélande, en Finlande et en Australie. Mais ses coéquipiers ne sont pas en reste et réalisent eux aussi de bonnes performances qui permettent à Peugeot de remporter le titre mondial avec 65 points, Gronholm devenant, pour sa part, champion du monde des pilotes. Retour gagnant pour les lions, donc, puisqu'ils réalisent le doublé.

 

En 2001, Peugeot poursuit sur sa lancée et engage même une quatrième voiture dans le championnat WRC. Delecour quitte l'équipe à l'intersaison, mais deux autres pilotes de valeur arrivent : Rovenperra et Auriol. Et c'est un nouveau carton plein. La concurrence ne peut pas suivre le rythme infernal imprimé par la marque française, cette dernière ne remportant pas moins de six courses : Le San-Remo pour Panizzi, le rallye de Catalogne pour Auriol, celui de Suède pour Rovanperra et les rallyes de Finlande, Grande-Bretagne et Australie pour Marcus Gronholm qui ne parvient cependant pas à conserver son titre. En revanche, Peugeot reste champion du monde des contrsucteurs.

 

La Peugeot 206 WRC sous ses couleurs de la saison 2001

Pour la saison 2002, Peugeot revient à une stratégie à trois voitures, désormais confiées à Gronholm, Panizzi et Richard Burns, nouvellement arrivé. Si ce dernier ne parvient à s'imposer dans aucune des épreuves du championnat, il n'en est pas de même pour ses équipiers. Gilles Panizzi remporte les rallyes de Catalogne, de San-Remo et le Tour de Corse. Marcus Gronholm s'impose, pour sa part, à cinq reprises : en Suède, à Chypre, en Finlande, en Nouvelle-Zélande et en Australie. Ces résultats permettent à la marque sochalienne de conserver sa couronne mondiale pour la troisième année consécutive, quant à Marcus Gronholm, il retrouve sa couronne mondiale. C'est donc un nouveau coup double pour Peugeot. Mais déjà, Citroën, l'autre marque du groupe PSA présente en rallye depuis 2001, pointe son nez, avec un certain Sébastien Loeb avec une très prometteuse Xsara WRC...

 

La 206 WRC sous ses couleurs de la saison 2002 : le rouge fait son apparition...

 

En 2003, Peugeot mise tout sur sa participation au rallye de Monte-Carlo. En effet, malgré les excellents résultats de la 206 WRC, la marque française n'est pas parvenue à s'imposer dans cette épreuve prestigieuse. Mais c'est sans compter avec les ambitions de Citroën. La Xsara est désormais parfaitement au point et, confiée aux mains du talentueux Sébastien Loeb, elle devient une arme redoutable. Les efforts de Peugeot sont donc réduit à néant, puisque ce sont trois Xsara qu'on retrouve aux trois premières places, avec, dans l'ordre, Sébastien Loeb, Colin Mac Rae et Carlos Sainz.

 

La saison toute entière sera dominée par Citroën. Gronholm parvient bien à remporter les rallyes de Suède, de Nouvelle-Zélande et d'Argentine, tandis que son coéquipier Gilles Panizzi s'impose en Catalogne, mais c'est insuffisant. Le titre pilote est remporté par Peter Soelberg sur Subaru, et le titre constructeur, si il reste dans l'escarcelle du groupe PSA, passe de Peugeot à Citroën. On retiendra également que l'année 2003 sera la dernière pour Richard Burns. Le pilote, qui souffre d'une tumeur au cerveau, doit renoncer à sa carrière et à son transfert chez Subaru. Il est finalement décédé en novembre 2005.

 

 

La dernière 206 WRC, désormais aux couleurs de Marlboro

 

En 2004, la 206 WRC quitte le championnat du monde des rallyes pour laisser la place à la toute nouvelle 307 WRC. Cette voiture d'une puissance de 300 cv est un peu plus lourde que sa devancière (1230 kgs) et est élaborée sur la base de la 307 CC. Son toit n'est cependant pas escamotable comme sur la voiture de série. Les pilotes ne sont pas là pour se pavaner au soleil…

 

Seules deux voitures sont engagées par Peugeot, Gronholm et Rovenperra sont les pilotes. La première victoire de la 307 CC survient au rallye de Chypre (Marcus Gronholm). Malheureusement, cette dernière est finalement annulée par les commissaires sportifs qui concluent à la non-conformité des pompes à eau de la voiture. Peugeot est donc disqualifié et il faudra attendre le rallye de Finlande pour voir une 307 CC s'imposer officiellement, toujours sous la main de Gronholm.

 

Mais la saison, à l'image de la précédente, est dominée par Citroën et l'intouchable Xsara. Peugeot doit finalement se contenter de la quatrième place au championnat du monde des constructeurs, le titre revenant à Citroën qui réalise même le doublé, Sébastien Loeb devenant champion du monde des pilotes, dix ans après Didier Auriol, dernier champion du monde français au volant d'une Toyota Celica.

 

 

La Peugeot 307 WRC : le lien de parenté avec la 307 CC est indéniable... du moins extérieurement...

En 2005, Martïn vient prendre la place de Rovenperra, les piètres résultats de ce dernier n'ayant pas convaincu les dirigeants de Peugeot Sport. La 307 trouve peu à peu son rythme de carrière, mais la Xsara est décidément intouchable. Citroën et Loeb conservent leurs titres, Peugeot devant se contenter d'une deuxième place au chmpionnat du monde WRC, et Gronholm de deux succès, en Finlande et au Japon.

 

Cette saison marque la fin d'une époque pour Peugeot, puisque l'équipe décide de se retirer du monde des rallyes. On peut s'étonner sur la stratégie suivie par le groupe PSA. En effet, quel est l'intérêt pour le constructeur de voir ses deux marques se disputer la victoire lors du championnat ? Quel est également l'intérêt d'avoir lancé le programme 307 CC pour l'abandonner seulement deux ans après, sans que la voiture est pu offrir son maximum ?...

 

Quoi qu'il en soit, Peugeot n'en a pas pour autant fini avec le sport automobile. En effet, le constructeur français a d'ores et déjà annoncé son retour en sport prototype, et notamment aux 24 heures du Mans, pour l'année 2007, et ce avec une voiture révolutionnaire, puisqu'elle sera équipé d'un moteur diesel !!...

 

RESUME DU PALMARES DE PEUGEOT EN SPORT AUTOMOBILE

 

- 46 victoires en rallye

- Champion du monde des constructeurs en 1985 – 1986 – 2000 – 2001 – 2002

- Champion du monde des pilotes en 1985 (Salonen) – 1986 (Kankkunen) – 2000 et 2002  (Gronholm)

 

- 4 victoires sur le Paris – Dakar en 1987 (Vatanen) – 1988 (Kankkunen) – 1989 (Vatanen) – 1990 (Vatanen)

 

- 2 victoires aux 24 Heures du Mans en 1992 et 1993

- Champion du monde des constructeurs en 1992

- Champion du monde des pilotes en 1992 (Warwick)

 

- 1 victoire à Pikes Peak en 1988 (Vatanen)

 

A suivre…

 

 

 

 

Par Enzo - Publié dans : enzo575gto
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Dimanche 8 janvier 2006 7 08 /01 /Jan /2006 19:58

PEUGEOT ET LE SPORT AUTOMOBILE : 45 ANS DE PASSION (1ère PARTIE)

1960 - 1970 : LES ANNEES 404

On peut situer le début de l'aventure Peugeot en sport automobile aux années 60. Certes, on retrouve bien, au cours des années antérieures, des traces de participation de modèles Peugeot à différentes compétitions, mais les résultats ne sont pas au rendez-vous, mis à part quelques performances intéressantes réalisées par des 403 dans la coupe des Alpes. Aussi, je rappelerai simplement pour mémoire les participations de modèles Peugeot aux 24 heures du Mans 1938 (avec une belle 5ème place finale) et 1953, et les trois victoires remportées aux 500 miles d'Indianapolis par des Peugeot en 1913, 1916 et 1919.

 

La véritable aventure sportive de Peugeot débute en 1961 avec la 404. Cela peut sembler surprenant car, si ce modèle bénéficie, à juste titre, d'une réputation de berline solide et fiable, on s'attend moins à voir cette voiture rivaliser avec des modèles plus sportifs. En réalité, c'est sur un type de course bien spécifique que les 404 vont s'illustrer : les rallyes africains, et en particulier le Safary Rally du Kenya.

 

C'est en effet un concessionnaire Peugeot de Nairobi qui est le premier à adapter des 404 pour ces compétitions. Et le succès ne se fait pas attendre, puisque dès 1961, le kenyan Zbignizw Nowicki sort vainqueur de sa catégorie au Safary. En 1962 il termine second de cette même épreuve, et c'est finalement en 1963 qu'arrive la consécration avec la victoire de sa 404 au terme d'un rallye éprouvant que seules 7 voitures sur les 84 engagées termineront. Ces sept rescapés prendront le surnom des "sept insubmersibles" en raison des pistes africaines transformées en véritable bourbier par des pluies plus précoces que d'habitude.

La 404 de Nowicki au Safari Rally de 1968

En 1968, Nowicki réédite son exploit et remporte à nouveau le Safary Rally, et ce dans des conditions quasi similaires à celles de 1963. Une fois encore, la pluie vient jouer les troubles fêtes et seules 7 voitures sur les 92 présentes au départ terminent la course. La 404 est cependant équipée d'un moteur différent de celle de 1963, l'injection ayant fait son apparition.

 

Les 404 participent au Safary Rally de 1961 à 1969 et remporte au total quatre victoires dans cette épreuve, dont trois consécutives en 1966, 1967 et 1968, les éditions de 1966 et de 1967 étant gagnées par Bert Shankland. Ces succès ne sont d'ailleurs pas étranger à la très grande popularité de la marque au lion sur le continent africain, les voitures ayant prouvé leur robustesse sur un terrain pas toujours tendre… Pour terminer, on notera que la 404 s'est également imposée aux 1000 miles de Tanganyaki en 1964 et au rallye d'Argentine en 1965.

1970 - 1978 : LA 504 PREND LA RELEVE

Au début des années 70, le championnat du monde des rallyes n'existe pas encore. Aussi, les marques et les pilotes participent à diverses courses dans le monde, mais sans une réelle uniformité, chacun adaptant sa stratégie et ses engagements en fonction des aptitudes de son modèle.

 

Après les rallyes africains, Peugeot s'attaque aux rallyes européens avec sa 504. En 1970, deux modèles équipés d'un moteur de 100 cv sont engagés au tour de Corse, pilotés par Guichet et un certain Jean Todt… Deux 304, confiées à Jabouille et Flocon, viennent compléter les rangs. Mais les résultats ne suivent pas. La voiture, notamment de par son gabarit, est inadaptée à ce genre de course qui est dominé de façon insolente par les Alpine A 110, beaucoup plus petites et légères. Peugeot décide donc de retourner sur les pistes d'Afrique qui ont fait son succès.

 

La 504 voit son chassis renforcé, reçoit un réservoir supplémentaire de 120 litres et un blindage pour ses organes vitaux. Malgré le poids de la voiture qui augmente inévitablement, Peugeot remporte en 1975 les trois rallyes africains que sont le Safary, le rallye de Côte d'Ivoire et celui du Maroc.

A droite, la 504 de Jean-Pierre Nicolas, à gauche, un modèle moins réaliste signé Norev

En 1976, Peugeot confirme ces bonnes performances puisque ce ne sont pas moins de cinq 504 qu'on retrouve aux cinq premières places du rallye de Côte d'Ivoire, Makinen étant sacré vainqueur. De son côté, Jean-Pierre Nicolas s'impose au rallye du Maroc.

 

C'est aussi à partir de cette année que la berline 504 est remplacée en compétition par la version coupé équipée du moteur V6. C'est au volant de cette voiture que Jean-Pierre Nicolas remportera le Safary Rally  et le rallye de Côte d'Ivoire en 1978, année à l'issue de laquelle Peugeot décide d'abandonner la compétition.

1984 - 1988 : LE SACRE DE LA 205 TURBO 16

La 205 turbo 16 de première génération

La marque au lion revient à la course en 1984 avec une voiture qui va devenir mythique : la 205 turbo 16. Mais la course automobile a considérablement évolué. Le championnat du monde des rallyes est né et il n'est plus question d'espérer gagner une course avec une voiture de série à peine améliorée. La 205 turbo 16 n'a donc pas grand chose à voir avec ses cousines vendues en concession. De son côté, Peugeot met sur pied une équipe sportive digne de ce nom, avec à sa tête Jean Todt et le finlandais Ari Vatanen comme premier pilote, la seconde auto étant confiée à Jean-Pierre Nicolas.

 

La voiture est présentée en 1982. Plus petite que ses devancières 404 et 504, elle est beaucoup mieux adaptées aux rallyes européens. C'est une quatre roues motrices (Audi ayant montré la voie en ce domaine avec sa Quattro) équipée d'un moteur turbo, monté en position transversale centrale, de 450 cv pour 900 kg. On est à des années lumières des 100 cv de la 504 !!…

 

La 205 turbo 16 est homologuée pour le championnat du monde des rallyes de 1984. Pour l'occasion, 200 voitures civiles destinées à la vente sont produites. Elles arborent toutes une livrée gris anthracite moins chatoyante que la version course. Un modèle en bon état se négocie aujourd'hui aux alentours de 25 000 €.

 

La voiture fait ses grands débuts au Tour de Corse et Vatanen fait honneur aux espoirs qu'il porte : il domine très vite la course. Mais la réputation d'attaquant toujours à la limite de la zone rouge du finlandais volant n'est pas usurpée. Et à force de prendre des risques, il détruit sa voiture au troisième jour de course. Ce n'est que partie remise, puisque la 205 turbo 16 s'imposera aux rallyes des 1000 lacs, de San-Remo et de Grande-Bretagne.

 

En 1985, Peugeot décide d'engager une troisième voiture. Vatanen reste le fer de lance de l'équipe, mais Nicolas s'en va. Arrivent alors Salonen et le français Bruno Saby. La saison débute plutôt bien pour Ari Vatanen qui s'impose au Monte-Carlo et en Suède, mais le finlandais est victime d'un terrible accident au rallye d'Argentine. Il reste entre la vie et la mort pendant plusieurs jours et doit finalement arrêter sa carrière. Tout le monde pense alors qu'on ne le reverra plus au volant d'une voiture de course. L'avenir démentira…

 

Après ce tragique épisode, c'est Salonen, mieux placé au classement du championnat des pilotes, qui devient le leader de l'équipe. Il s'impose aux rallyes des 100 lacs, d'Argentine, de l'Acropole et de Nouvelle-Zélande, devenant ainsi le premier pilote champion du monde au volant d'une Peugeot. Jean Todt a de quoi être satisfait car le lion réalise le doublé en remportant également le titre constructeur.

La 205 turbo 16 évolution 2

En 1986, la voiture subit quelques modifications et devient la 205 turbo 16 "évolution 2". Yuha Kankkunen vient renforcer l'équipe en lieu et place d'Ari Vatanen, Saby et Salonen conservant leur volant. Le français s'impose au Tour de Corse (un rallye endeuillé par le terrible accident qui coûta la vie au pilote Lancia Toivonen), Salonen au RAC Rally et aux 1000 lacs, et Kakkunen remporte les rallyes de Suède, de l'Acropole et de Nouvelle-Zélande. Ces résultats permettent à Peugeot de conserver son titre de champion du monde des constructeurs. Mais le titre de champion du monde des pilotes revient à Marku Alen, décidément impérial au volant de sa Lancia Delta.

 

A la fin de la saison 1986, et suites à plusieurs accidents graves, Jean-Marie Ballestre, alors président de la FIA, décide de supprimer le groupe B en rallye. Sa décision est alors très vivement critiquée. Il est vrai que les voitures du groupe B assurait le spectacle. Mais les limites du raisonnable avaient été atteintes, voire dépassées. Les constructeurs étaient lancés dans une surenchère de puissance sans fin de leurs modèles. Et malgré tout leur talent, il devenait fou de laisser les pilotes au volant de ces monstres sur des courses au tracé sélectif.

Suite à cette décision, Peugeot décide de se retirer du championnat du monde des rallyes. Pour autant la marque française n'abandonne pas la compétition et retourne, une fois encore, à ses premiers amours : les rallyes africains. A la différence des rallyes européens, plus médiatiques, les courses africaines ont moins évolué vers le professionnalisme. Certes, les berlines de série ont été remplacées par des 4X4 plus ou moins préparés, mais on reste encore dans un milieu d'amateurs.

 

A titre quelque peu anecdotique, on retiendra également que la 205 turbo 16 participe à l'édition 1987 de la course de Pikes Peak, célèbre course de côte qui se déroule aux Etats-Unis (dans le Colorado) dans des conditions extrêmes, tant pour les hommes que pour les machines. Mais Peugeot ne pourra rien faire face à la redoutable Audi Quattro et à Röhrl qui la pilote et parvient à établir un nouveau record en effectuant le parcours en moins de onze minutes. Mais revenons en au Dakar.

La 205 turbo 16 grand raid

Avec l'arrivée de Peugeot, tout va changer. Sur le Paris-Dakar 1987, Jean Todt débarque avec une assistance lourde composée de camions Mercedes et d'une trentaine de mécaniciens qui, chaque nuit, s'évertueront à remettre la 205 en état pour le lendemain.

 

La voiture, devenue 205 turbo 16 "grand raid", a subi des modifications. Extérieurement, elle est plus longue que la 205 turbo 16 évolution 2, son chassis ayant été rallongé de 30 cms. La répartition des masses est également modifiée, pour éviter que la voiture parte en tonneau au franchissement des dunes, les suspensions sont rehaussées, les doubles triangles rallongés, un réservoir supplémentaire de 400 litres est installé et le moteur voit sa puissance abaissée… à 380 cv tout de même...

Comparaison des deux 205 turbo 16 évolution 2

Pour l'édition 1987, Peugeot engage trois voitures, confiées à Zanussi, au kenyan Mekta (dont la carte de visite arbore cinq victoires au Safary Rally) et à Ari Vatanen, dont c'est le grand retour à la compétition après 18 mois d'absence au volant d'une voiture qui arbore fièrement sur ses flancs le numéro… 205 bien sûr. Les moqueries vont cependant bon train sur ce retour que beaucoup voit déjà comme perdant, le style de conduite agressif du finlandais étant présenté comme inadapté au Dakar qui est, avant-tout, une épreuve d'endurance. Et pourtant… Vatanen va vite faire taire les médisants. Il gagne le rallye haut la main, la 205 se payant le luxe de remporter 11 spéciales sur les 21 que comporte l'épreuve.

 

Cependant, malgré ce succès, l'aventure africaine de Peugeot n'a pas pour but de se poursuivre. Jean Todt a prévu d'engager ses voitures sur le Paris-Pékin, mais rien de plus. Mais finalement, à défaut d'autre programme, la marque sochalienne va persister dans cette catégorie de courses.

Les trois 205 turbo 16 : un trio devenu mythique !!

En 1988, la 205 cède sa place de vedette à la toute nouvelle 405 turbo 16. Pour autant, elle n'est pas remisée au musée. Deux exemplaires sont engagés sur le Paris-Dakar pour servir d'assistance rapide aux deux 405. Les volants des 205 sont confiés à Kankkunen, passé lui aussi aux pistes africaines, et à Ambrosino. Pour leur part, les 405 vont à Vatanen et à l'inusable Henri Pescarolo. Par rapport aux 205, le moteur gagne en puissance, passant à 400 cv, et le chassis est légèrement rallongé.

 

Les moyens déployés par Peugeot atteignent des sommets. Outre les 205, deux P4, le 4X4 développé par Peugeot en collaboration avec Mercedes et essentiellement destiné au marché militaire, viennent compléter l'assistance rapide. Et ce ne sont pas moins de sept camions qui suivent l'équipe, passée de 30 à 60 personnes ! Le Dakar est désormais en voie de professionnalisation. Tous les teams qui veulent espérer rivaliser avec le lion sont contraints de suivre le rythme imposé par Jean Todt et d'engager des moyens techniques, humains et financiers très importants. Du coup, les participants amateurs, surnommés "les poireaux", ne peuvent plus espérer la victoire. Pour certains, l'esprit du Dakar a été tué par Peugeot. Pour d'autres, ce sont les successeurs de Thierry Sabine, tragiquement décédé lors de l'édition 1986, qui n'ont pas su conserver l'esprit de l'épreuve.

 

Mais revenons à la course. Celle-ci débute de la plus mauvaise manière qui soit pour Ari Vatanen qui, poussant toujours sa voiture à la limite, part en tonneaux durant le prologue et pointe finalement à la 274ème place avec une 405 sérieusement endommagée. Après réparation, le finlandais se lance dans une folle remontée et reprend finalement les commandes du rallye dès la huitième étape ! Mais il est écrit que Vatanen ne remportera pas cette édition 1988.

 

En effet, une péripétie pour le moins inattendue va survenir : la 405 turbo 16 de Vatanen est volée pendant dans la nuit dans le parc fermé du bivouac ! Les rumeurs les plus folles circulent à propos de cet épisode, mais la version officielle affirmera que la voiture a été volée par un maître chanteur local… Et si la Peugeot est finalement retrouvée, cette affaire coûte 1 h 30 de pénalité à Vatanen qui ne pointe pas sur la ligne de départ à l'heure voulue. Incapable de refaire un tel retard, le finlandais est finalement mis hors course trois jours plus tard.

 

Reste donc la seconde 405, confiée à Henri Pescarolo. La voie de la victoire semble libre, malheureusement le sort va en décider autrement : le français part en tonneaux au cours d'une étape, endommageant à son tour très sérieusement sa voiture. Cet accident lui fait accuser un tel retard qu'il ne pourra plus revenir jouer les premières places.

 

Du coup, c'est Kankkunen, à qui Jean Todt avait judicieusement demandé de se tenir dans le sillage des deux pilotes phares de l'équipe, qui prend la tête de la course qu'il remporte finalement, offrant une seconde victoire consécutive à Peugeot et à la 205 turbo 16 grand raid. La 405 de Vatanen s'imposera néanmoins lors des rallyes de Tunisie et de l'Atlas, démontrant ainsi que l'auto est au point.

Le pilote finlandais va également participé à la course de côte de Pikes Peak où, comme l'année précédente, Peugeot est présent. Pour cette occasion, la 405 turbo 16 a connu de sérieuses modifications : en plus d'être motrices, les quatre roues deviennent directrices, la boite de vitesse s'offre un sixième rapport, et le moteur se muscle quelque peu pour atteindre 520 cv !! Côté extérieur, c'est l'énorme aileron placé sur l'arrière de la voiture qui frappera les esprits.

 

La marque sochalienne a bien assimilé les raisons de son échec de l'année passée et a su corriger ce qui n'allait pas. Car non seulement Vatanen s'impose, mais en plus il pulvérise le record établi par Röhrl l'année précédente, avec un temps de 10 minutes 47 secondes et 22 centièmes, soit plus de dix secondes de mieux ! Un titre de plus pour Peugeot…

 

Côté Dakar, en 1989, Peugeot aligne à nouveau deux 405 turbo 16 et deux 205 turbo 16 grand raid au départ du rallye. Mais seul Vatanen subsiste parmi les pilotes. Fréquelin et Wambergue ont remplacé Kankkunen et Ambrosino au volant des 205, et Jacky Ickx, qu'on ne présente plus, remplace Henri Pescarolo sur la deuxième 405.

La 405 turbo 16 dans les deux livrées qui seront les siennes eu gré des partenariats commerciaux

Très rapidement, les lions font prennent les choses en main. Mais les deux pilotes leaders se livrent une bataille sans merci et sont au coude à coude. Si Vatanen est chez lui parmi l'équipe Peugeot, Ickx profite de son expérience en rallye raid. Ainsi, lors de la journée de repos à Agadès, le duel fratricide des deux pilotes tourne légèrement à l'avantage du belge qui se retrouve devant le finlandais, notamment parce que ce dernier a, encore une fois, raté son prologue, au cours duquel il est à nouveau parti en tonneaux !

 

Après Agadès, la lutte reprend de plus belle, Ari Vatanen revenant petit à petit sur Jacky Ickx. Tout le monde s'attend alors à un final de rêve. Mais Jean Todt ne l'entend pas de cette oreille. Il redoute que la guerre que se livrent ses deux pilotes n'entraine pousse ou l'un ou l'autre, voire même les deux, à la faute et que, finalement, la victoire n'échappe aux 405 comme ce fut le cas l'année précédente. Mais cette fois, il n'y a pas de 205 en embuscade à la troisième position. Todt choisit alors d'assurer la victoire et prend la décision, en accord avec ses pilotes, de jouer la course à pile ou face ! cela provoque un nouveau scandale tant sur le Dakar que dans le monde sportif en général, beaucoup estimant que l'éthique est ici bafouée au profit des intérêts économiques et commerciaux de la marque…

 

Quoi qu'il en soit, le sort est avec Vatanen : la pièce de monnaie le désigne vainqueur. Jacky Ickx le laisse donc prendre les commandes de la course. Et si il reste ensuite sagement derrière son coéquipier, sa 405 n'est jamais très loin de celle de Vatanen, histoire de montrer qu'à la régulière il aurait très probablement remporté ce rallye. La victoire revient donc à Vatanen, Ickx terminant deuxième. Le belge se consolera avec sa victoire à la Baja espagnol, mais un succès dans cette course ne vaut évidemment pas une première place au Dakar…

 

En 1990, on retrouve à nouveau deux 405 et deux 205. Jacky Ickx, sans doute échauder par l'épisode de l'année précédente, quitte Peugeot pour Lada. Il est remplacé par Bjon Waldegaard. Côté 205, Ambrosino signe son retour en lieu et place de Guy Fréquelin, parti développer le team Citroën Sport, appelé à remplacer Peugeot en rallye raid. En effet, la marque sochalienne a décidé de se tourner vers de nouveaux horizons sportifs. On voit donc apparaître des ZX Rallye raid au cours de l'année 1990. Il s'agit en réalité de 405 turbo 16 sur lesquels on a monté une nouvelle carrosserie.

 

Comme au cours des trois dernières éditions, Peugeot écrase la concurrence. On retiendra donc simplement que l'aventure en rallye raid de la marque se termine en apothéose, puisque pour sa dernière participation Jean Todt aligne trois voitures aux trois premières place de la course : 1er Vatanen, 2ème Waldegaard et 3ème Ambrosino.

La suite de l'aventure Peugeot dans une semaine...

Par Enzo - Publié dans : enzo575gto
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Mercredi 4 janvier 2006 3 04 /01 /Jan /2006 22:07

BONNE ANNEE 2006 !!

Oui, je vous souhaite, à vous tous qui me faites l'honeur de visiter mon blog, une excellente année 2006. Que les douze prochains mois soient synonymes de santé, de réussite, de joie et de bonheur pour vous-même et tous ceux qui vous sont chers.

Concernant ce blog, après une "jachère" d'une dizaine de jours pour respecter la trève des confiseurs, il devrait monter progressivement en puissance au cours de cette année, afin d'essayer de vous faire partager ma passion de l'automobile, grande ou petite, à travers des reportages thématiques.

Quel sera le programme de cette année ? Il est loin d'être fixé ! D'ailleurs si vous souhaitez voir des thèmes abordés en particulier, n'hésitez pas à me contacter. Je peux néanmoins vous annoncer un premier article mis en ligne dans le courant de la semaine prochaine et consacré à Peugeot et à son parcours dans le sport automobile depuis 45 ans. Vous retrouverez les modèles, les courses, les pilotes et tout ce qui a permis à la marque sochalienne de ce hisser au meilleur niveau.

Viendront ensuite une rétrospective de l'histoire de la marque de voiture miniature Norev, qui a fait les beaux jours de nombreux enfants avant de connaitre les affres de l'économie, puis de rebondir et de retrouver un second souffle. Il y a tant à dire sur cette société, et tant de photos pour illustrer cette histoire, que la rétrospective devrait se faire sous la forme de trois articles successifs.

Enfin, autre projet en cours d'élaboration, un article consacré aux véhicules du cirque Pinder. Mais après avoir présenté les véhicules actuellement utilisés par ce cirque, nous nous tournerons vers le passé et reviendront sur les véhicules mythiques des convois des années 50-60 qui faisaient la fierté de leur propriétaire et dont, hélas, bien peu subsistent aujourd'hui.

A terme, et si j'en trouve le temps, je souhaite mettre en ligne deux articles par mois. Il y a donc du pain sur la planche jusqu'à la fin de l'année. Je retourne donc m'y mettre de ce pas pour peaufiner l'histoire de Peugeot sport. Je vous donne rendez-vous la semaine prochiane, non sans vous avoir à nouveau souhaité une très très bonne année 2006.

Merci de votre fidélité

Par Enzo - Publié dans : enzo575gto
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